dimanche, 01 mars 2009

ELLE : "Comment tenez-vous le coup dans cet univers carcéral ? "

elle.jpgELLE. Comment tenez-vous le coup dans cet univers carcéral ?

Florence Cassez. Je résiste en m’imposant d’oublier les jours qui passent. Comme si ma vie s’était figée à 31 ans, juste avant d’être privée de liberté. J’en ai 34, maintenant. Y penser est insupportable : 34 ans, et je suis enfermée pour une faute que je n’ai pas commise, et pour combien de temps ? Alors, dans ma tête, j’ai toujours 31 ans. Enfin, j’essaie…

La réalité me rattrape, bien sûr. C’est encore plus dur depuis la sentence de quatre-vingt-seize ans. Ma valise était prête, le consul de France à Mexico avait dit à mes parents de réserver pour moi un billet d’avion pour la France. Enfin, on allait reconnaître l’aberration de toute cette histoire. Mais non ! Alors, depuis, le stress ne me quitte pas.

Je suis souvent incapable d’avaler quelque nourriture avant 2 heures de l’après-midi. La nuit, je dors très peu. En plus, il y a des cris, du bruit sans cesse, des détenues se droguent, d’autres se mutilent. Le jour, j’ai peur. Nous pouvons sortir de nos cellules pour aller dans des espaces communs, mais des bagarres se déclenchent à propos de tout et de n’importe quoi. Beaucoup de femmes sont violentes, pas éduquées.

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lundi, 02 février 2009

LA VOIX DU NORD, 29/01/09 - Une Carte pour Florence

Une carte pour Florence Cassez
Après la banderole qui flotte sur la façade de la mairie, Stéphane Saint-André a envoyé un carte de soutien à Florence Cassez dans les boîtes aux lettres. Une carte adressée au président de la République pour lui demander d'intervenir auprès des autorités mexicaines pour que cette Beuvrygeoise, condamnée à 96 ans de prison et qui clame son innocence, soit libérée.

Lien : http://www.nordeclair.fr/Locales/Bethune/2009/01/31/soit-...

jeudi, 22 janvier 2009

Voix du Nord/Nord Eclair : Signer pour Florence Cassez

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Béthune a lancé hier soir une campagne de soutien à Florence Cassez, détenue au Mexique. « 2008 a vu la libération d'Ingrid Bétancourt.

2009 verra celle de Florence Cassez », a rêvé à voix haute le maire avant de passer le micro à Jean-Luc Romero, Béthunois de souche, en présence des parents de la Beuvrygeoise détenue au Mexique depuis trois ans. Jean-Luc Romero, ayant rencontré à Mexico la prisonnière condamnée à 96 ans de détention, l'élu, qui oeuvre pour sa libération, a exhorté à lui écrire dans sa geôle pour soutenir son moral. Et aussi à signer les cartes que la municipalité vient de faire imprimer pour demander au président de la République d'intervenir auprès des autorités mexicaines. « Nicolas Sarkozy est déjà convaincu de son innocence. Plus la mobilisation sera importante, plus sa démarche diplomatique aura de poids. »

Source : http://www.nordeclair.fr/Locales/Bethune/2009/01/22/signe... et http://www.lavoixdunord.fr/Locales/Bethune/actualite/Sect...

samedi, 17 janvier 2009

Sarkozy informe Romero qu'il continue de suivre le dossier de Florence !

A lire sur le blog de Jean-Luc ROMERO : J’ai reçu, ce matin, une lettre du Président de la République en réponse aux vœux que je lui avais adressés. Il avait, en effet, été le premier destinataire de mes « 2009 cartes pour soutenir Florence Cassez. »
Si évidemment, dans un tel courrier, Nicolas Sarkozy ne peut avoir qu’un langage diplomatique, il précise toutefois sans la lette qu’il m’adresse que « c’est pour moi l’occasion de vous exprimer mon estime pour l’action que vous menez en faveur de Madame Cassez » ajoutant « soyez assuré que les autorités françaises continueront de suivre la procédure en appel.. » Un message réconfortant signé directement du chef de l’Etat et non d’un conseiller montrant que le dossier de Florence est toujours suivi au plus haut niveau.
En attendant, je compte sur celles et ceux d’entre vous qui n’ont toujours pas envoyé leur carte à Florence à le faire. Je l’ai encore longuement au téléphone lundi et vous courriers l’aident énormément. Merci pour elle !

Lettre Nicolas Sarkozy Florence Cassez.jpg

mercredi, 07 janvier 2009

RÉTRO 2008 - La Voix du Nord !

> 25.- La Beuvrygeoise Florence Cassez est condamnée au Mexique à 96 ans de prison (mais ne devrait effectuer que la peine la plus lourde : 20 ans). Elle clame toujours son innocence et fait appel. (Source)

Vous aussi soutenez Florence Cassez sur ce blog

vendredi, 02 janvier 2009

Les mots de Florence Cassez -LA VOIX DU NORD-

1-france-mexique-justice_163.jpgAu téléphone, parfois, on cherche avec quels mots on pourrait encore lui dire qu'il ne faut pas désespérer ; qu'il faut y croire encore et ne pas se laisser aller au désespoir qui guette. Elle en a tellement entendu ! Et puis les mots, maintenant, ne lui font plus rien. Elle n'en a qu'un en tête, depuis trois ans qu'elle crie son innocence du fond d'une prison mexicaine : liberté.

 

2006, 2007, et 2008, qui s'achève ce soir. Florence Cassez boucle la troisième année pleine de sa jeune vie à Tepepan, dans cet endroit sinistre et cyniquement appelé « centre de réadaptation sociale ». Contre toute logique, contre les principes mêmes de sa propre Constitution, la justice mexicaine l'a condamnée à cette peine hallucinante de quatre-vingt-seize années de prison. Deux jours plus tôt, un magistrat conseillait encore à son frère de lui retenir une place dans l'avion du retour, tant il avait confiance. Depuis, bien sûr, il ne faut plus lui en promettre.

Pourtant, il faut continuer d'y croire. Garder l'espoir d'une année enfin meilleure et s'accrocher à la perspective d'une décision en appel qui fasse cette fois honneur à la justice - cet autre mot que Florence Cassez ne sait plus dire.

Pendant que sa maman a une nouvelle fois pris l'avion pour passer cette fin d'année à son côté, Frank Berton, son avocat, peaufine la plaidoirie qu'il ira livrer dans quelques jours à un juge qui n'était même pas obligé de le recevoir. Un juge qui ne travaille que sur le papier de ce dossier bancal, dans le secret de son bureau, pour se faire une idée et rendre sa décision seul.

S'il a accepté de recevoir l'avocat français, c'est tout de même qu'il a au moins un doute. Voilà ce que se dit Florence. Depuis le mois de juin et la visite de Me Berton à Mexico, tout de suite après l'annonce de sa condamnation, l'opinion du public a évolué, là-bas, au sujet de la jeune Française qu'on disait diabolique. On commence à croire qu'elle n'a peut-être rien à voir avec les enlèvements qu'on lui reproche, pas le moindre lien avec une « bande du Zodiaque » que la police n'a toujours pas identifiée, rien de commun avec cet Israel Vallarta qui l'avait séduite et dont elle sait aujourd'hui qu'il l'a surtout trahie.

En France, des hommes de conviction ont pris fait et cause pour elle. En créant un vrai mouvement de solidarité, en plaidant sa cause au plus haut niveau de l'État. Et voilà que des diplomates s'intéressent à elle, que les deux pays évoquent son cas.

Le juge qui recevra Frank Berton lundi ou mardi prochain ne peut plus ignorer ce qu'elle a hurlé dans le vide si longtemps. Il doit se pencher sur les aberrations de son dossier, là où une autre juge, en première instance aurait, dit-on, rendu une décision trop rapide, mal informée parce qu'elle était débordée.

Les lettres et les colis qui arrivent chaque jour à Florence Cassez l'aident à tenir, dit-elle. Elle se raccroche à cette solidarité. Un député suggère même, pour la nouvelle année, de lui envoyer 2009 cartes de voeux. Pour lui souhaiter qu'elle n'ait plus que quelques semaines à attendre. •

> leblog.liberezflorencecassez.com

LA VOIX DU NORD - 31 12 08

Les mots de Florence Cassez -LA VOIX DU NORD-

1-france-mexique-justice_163.jpgAu téléphone, parfois, on cherche avec quels mots on pourrait encore lui dire qu'il ne faut pas désespérer ; qu'il faut y croire encore et ne pas se laisser aller au désespoir qui guette. Elle en a tellement entendu ! Et puis les mots, maintenant, ne lui font plus rien. Elle n'en a qu'un en tête, depuis trois ans qu'elle crie son innocence du fond d'une prison mexicaine : liberté.

 

2006, 2007, et 2008, qui s'achève ce soir. Florence Cassez boucle la troisième année pleine de sa jeune vie à Tepepan, dans cet endroit sinistre et cyniquement appelé « centre de réadaptation sociale ». Contre toute logique, contre les principes mêmes de sa propre Constitution, la justice mexicaine l'a condamnée à cette peine hallucinante de quatre-vingt-seize années de prison. Deux jours plus tôt, un magistrat conseillait encore à son frère de lui retenir une place dans l'avion du retour, tant il avait confiance. Depuis, bien sûr, il ne faut plus lui en promettre.

Pourtant, il faut continuer d'y croire. Garder l'espoir d'une année enfin meilleure et s'accrocher à la perspective d'une décision en appel qui fasse cette fois honneur à la justice - cet autre mot que Florence Cassez ne sait plus dire.

Pendant que sa maman a une nouvelle fois pris l'avion pour passer cette fin d'année à son côté, Frank Berton, son avocat, peaufine la plaidoirie qu'il ira livrer dans quelques jours à un juge qui n'était même pas obligé de le recevoir. Un juge qui ne travaille que sur le papier de ce dossier bancal, dans le secret de son bureau, pour se faire une idée et rendre sa décision seul.

S'il a accepté de recevoir l'avocat français, c'est tout de même qu'il a au moins un doute. Voilà ce que se dit Florence. Depuis le mois de juin et la visite de Me Berton à Mexico, tout de suite après l'annonce de sa condamnation, l'opinion du public a évolué, là-bas, au sujet de la jeune Française qu'on disait diabolique. On commence à croire qu'elle n'a peut-être rien à voir avec les enlèvements qu'on lui reproche, pas le moindre lien avec une « bande du Zodiaque » que la police n'a toujours pas identifiée, rien de commun avec cet Israel Vallarta qui l'avait séduite et dont elle sait aujourd'hui qu'il l'a surtout trahie.

En France, des hommes de conviction ont pris fait et cause pour elle. En créant un vrai mouvement de solidarité, en plaidant sa cause au plus haut niveau de l'État. Et voilà que des diplomates s'intéressent à elle, que les deux pays évoquent son cas.

Le juge qui recevra Frank Berton lundi ou mardi prochain ne peut plus ignorer ce qu'elle a hurlé dans le vide si longtemps. Il doit se pencher sur les aberrations de son dossier, là où une autre juge, en première instance aurait, dit-on, rendu une décision trop rapide, mal informée parce qu'elle était débordée.

Les lettres et les colis qui arrivent chaque jour à Florence Cassez l'aident à tenir, dit-elle. Elle se raccroche à cette solidarité. Un député suggère même, pour la nouvelle année, de lui envoyer 2009 cartes de voeux. Pour lui souhaiter qu'elle n'ait plus que quelques semaines à attendre. •

> leblog.liberezflorencecassez.com

LA VOIX DU NORD - 31 12 08

samedi, 27 décembre 2008

La France se mobilise pour Florence Cassez, le FIGARO

96430_.jpgDans le Figaro du 26/12/08 : L'Élysée et le Quai d'Orsay suivent de près le dossier de cette Française détenue au Mexique et condamnée en avril dernier à 96 ans de prison au terme d'une enquête controversée.

L'affaire se place aux confluents de la justice et de la politique, mais demeure symbolisée par un chiffre choc : 96, soit le nombre d'années de prison dont Florence Cassez a écopé le 25 avril dernier au Mexique. Huit mois après cette condamnation, et à une semaine de la procédure d'appel susceptible de conduire - à plus ou moins long terme -, à une libération, un vaste réseau de soutien s'organise en France. «On oscille entre les démarches diplomatiques, judiciaires et humanitaires pour la maintenir à flot. C'est ce qui lui permet de tenir», note l'avocat de Florence Cassez, Me Frank Berton, qui se rendra sur place le 3 janvier prochain.

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mercredi, 24 décembre 2008

JLR : "1er vœu pour 2009 : Florence Cassez libre !"

mercredi, 17 décembre 2008

2009 Cartes de vœux pour Florence Cassez

Voeux 2008 p 1.JPG

Avec l’accord de Florence Cassez - que j’ai encore eu au téléphone dimanche -, de ses parents et de son avocat, je lance sur mon blog (romero-blog.fr), sur myspace et le groupe que j’ai créé sur Facebook "Pour que Florence Cassez soir libre" l’opération « 2009 cartes de vœux pour soutenir Florence Cassez. »


Il s’agit d’envoyer 2009 cartes de voeux – et je l’espère bien plus ! – à

Florence pour la soutenir dans ces moments difficiles. Passer les fêtes, pour la troisième année consécutive, en prison est, vous l’imaginez, terrible même si sa maman sera à ses côtés.

Je vous demande donc d’envoyer une carte de vœux à Florence et d’en envoyer un double au président de la République française qui doit se rendre au Mexique début mars et qui doit savoir à quel point Florence est soutenue par ses compatriotes.

Ma carte de vœux personnelle [voir modèle ci dessus et ci-dessous] sera consacrée exclusivement à Florence et je l’enverrai personnalisée à 2009 personnalités pour les sensibiliser au drame que vit Florence.

Jean-Luc ROMERO


Je compte sur vous et vous rappelle que vous pouvez écrire - vous pouvez lui envoyer aussi des colis - à

Florence à l’adresse suivante :


Florence CASSEZ
Centro Femenil de Readaptacion Social de Tepepan
Calle La Joya – Col. Valle Escondido – Deleg Tlalpan
MEXICO D.F. CP 16020
MEXIQUE

Voeux Page centrale 2 et 3.JPG

dimanche, 14 décembre 2008

Signer la pétition

ASSOCIATION FLORENCE INNOCENTE
14 Route Nationale
62660 BEUVRY


Lettre pétition pour la libération d'une innocente, Florence Cassez.

Monsieur le Président de la République,

Depuis près de deux ans, Florence Cassez est emprisonnée au Mexique pour un délit qu'elle n'a pas commis.

Aucune injustice, nous le savons, notamment celles infligées à nos compatriotes à l'étranger, ne laisse insensible l'homme et Le Chef d'Etat que vous êtes.

Son procès, en cours depuis mars 2006, n'est à ce jour pas encore clôturé, malgré les demandes incessantes de son avocat.

Nous formons le voeu qu'il vous soit possible d'intervenir auprès des autorités mexicaines pour que Florence Cassez soit enfin libérée après des épreuves qui n'ont que trop duré.

Par avance, ses parents, sa famille, ses amis, et tous ceux que son sort a émus, vous en expriment leur profonde et respectueuse reconnaissance.

***************SIGNER LA PETITION*************

Envoyer un mail à soutien.florence@hotmail.fr

avec votre Nom, Prénom et votre adresse signer la pétition

*********************************************************************************

dimanche, 07 décembre 2008

L'INDIGNATION

Tout honnête citoyen est indigné par les affaires d’enlèvements. Nous nous sentons tous vulnérables car nous sommes tous susceptibles d’être illégalement privés de notre liberté : enfants, adolescents, hommes et femmes. Quelle grande nouvelle lorsque l’on capture un, deux membres ou toute une bande de criminels, et qu’on les présente dans toute leur cruauté et dangerosité ! Nous, citoyens, nous sentons quelque peu soulagés, la société respire, au moins le moment que dure la dépêche.


Le 9 décembre 2005, tout le Mexique a pu prendre connaissance, au travers des 2 principaux groupes de télévision du pays, de l’arrestation en direct d’Israël Vallarta, présumé membre de la bande de ravisseurs « los Zodiacos ». A ses côtés, son accompagnatrice, la citoyenne française Florence Cassez, a subit le même sort, mais a curieusement bénéficié de la partie la plus médiatique du spectacle monté par « on ne sait qui », en clamant son innocence depuis le premier instant.


Dans les jours qui suivirent, on parla davantage de Florence, que de la bande en question ou du dénommé Vallarta, et plutôt que de présenter la détention de Florence comme une information, on l’inculpa directement.


Pourquoi a t-elle attaquée ainsi ? Pourquoi est t‘elle passée de simple accompagnatrice à actrice principale d’un fait si tangible ? Parce qu’elle est en réalité « une ravisseuse sanguinaire et diabolique », telle que l’ont qualifiée quelques médias nationaux et étrangers, sans aucune discrétion ni éthique ? D’autres médias, plus prudents et plus sérieux également, ont souligné le  "show " en lui-même, ainsi que l’arbitraire et l’opportunisme avec lesquels l’affaire a été traitée.

A qui a profité le spectacle ?


Si Florence est coupable, ce sera aux autorités compétentes (qui supposément enquêtent et recherchent des preuves) de déterminer sa situation juridique et civile.


Personne, hormis l’autorité en question, avec toutes les preuves nécessaires, ne peut juger a priori. Et encore moins dans le cas de Florence, dont l’incarcération a été réalisée de manière arbitraire, et dont les garanties juridiques n’ont pas été entièrement respectées.
Si l’on s’en tient au principe de la présomption d’innocence, un juge ou un tribunal ne peuvent préjuger de la culpabilité de quelqu’un, si celle-ci n’a pas été prouvée. Le juge, comme le tribunal, doivent partir de la présomption d’innocence de l’accusé. L’article 11 alinéa 1 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, stipule «Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.»
Selon le témoignage de Florence, l’AFI (Agence Fédérale d’Investigation) était déjà sur les traces d’Israel Vallarta, mais pas sur les siennes. Les agents lui avaient assuré au moment où ils ont été arrêtés sur la route, qu’elle n’avait rien à voir avec l’affaire, qu’ils poursuivaient Vallarta car ils enquêtaient sur lui depuis un certain temps, mais qu’elle n’avait rien à craindre.

Cependant, les agents l’ont arrêtée ce même jour, peu de temps après. Qui ou quoi leur a fait changer d’avis ? Pourquoi ont-ils finalement décidé que « oui, ils allaient également l’arrêter » ?


Par ailleurs, Florence a reçu des coups, des insultes et a été victime de harcèlement psychologique, comme elle a pu en témoigner; faits qui ont été tout à fait inutiles et qui devraient être examinés scrupuleusement par la justice, comme l’établit la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme qui attribue toutes les garanties individuelles à sa qualité de détenue.
Tout honnête citoyen est indigné par les affaires d’enlèvement. Nous nous sentons tous vulnérables car nous sommes tous susceptibles d’être illégalement privés de notre liberté. Mais tout honnête citoyen devrait être indigné également par des affaires comme celle de Florence, où des mains invisibles bougent les ficelles de la perception populaire, manipulent, blessent et ne révèlent que ce qui les arrangent.

 

lundi, 17 novembre 2008

Florence Cassez : une décision avant la fin de l'année ? (la voix du Nord)

43d39b44-17c7-11dd-b8a4-30ad1fc8a698.jpgLA VOIX DU NORD : « Je ne crois plus en rien... Je ne sais plus... Je ne peux même plus avoir confiance... » Du fond de la prison de Tepepan, la voix de Florence Cassez se brise, par moments, au téléphone. Après avoir appris en mai que la justice mexicaine la condamnait à 96 ans de prison pour des enlèvements qu'elle nie farouchement, elle attend la décision du juge d'appel.

 

Sa maman vient de passer deux semaines à Mexico. «  Elle est si lasse, ma fille... Je redoute qu'un jour, elle craque vraiment.  » Charlotte parle de Florence, Florence appelle Charlotte... Le lien qui unit les deux femmes est celui d'une énergie filiale par laquelle la jeune femme continue de se tenir debout, face à une justice mexicaine si difficile à comprendre.

« Une cabale »

«  Ma mère a vu le juge d'appel, lors de son séjour ici. Il a posé des questions, demandé des précisions, c'est déjà le signe qu'il connaît le dossier. » Cette phrase qui serait insensée ici prend son sens au Mexique, où de hauts magistrats ne voient pas d'autre explication à la sévère condamnation qui a frappé Florence Cassez : «  La juge est débordée. À l'audience, elle envoie souvent des collaborateurs. Au bout du compte, il est possible qu'elle ait rendu sa décision sans connaître vraiment elle-même le dossier... » Une théorie qui a fait son chemin jusqu'au cabinet de Frank Berton, l'avocat français de la jeune Nordiste. «  Depuis qu'il est venu, au mois de juin, je sens que beaucoup plus de gens sont mobilisés. J'ai la sensation que mon innocence est reconnue. Je le sens à travers les courriers que je reçois, et quelques visites aussi. » Me Berton n'en démord pas : «  Dans ce dossier, tout montre que Florence a été victime d'une cabale. Des erreurs de procédure, des actes manipulés, des questions éludées... Rien ne tient. Les accusations sont farfelues ! »

banner_flo.jpgSoutien parlementaire

Autour de lui, d'autres en sont aujourd'hui convaincus. C'est le cas de Thierry Lazaro, maire de Phalempin, dans la métropole lilloise, et député UMP, ou de son collègue PS à l'Assemblée, Frédéric Cuvillier, maire de Boulogne. «  Il faut faire connaître l'injustice qui frappe Florence. Faire savoir que son pays la soutient ! » Les deux hommes ont envoyé une lettre de soutien à tous les députés. Une petite centaine d'entre eux, pour l'instant, ont répondu, dans le but de montrer que Florence, qui s'étiole dans sa prison de la banlieue mexicaine, doit encore croire qu'elle n'est pas seule. Mais que c'est dur... «  Le juge a dit à ma mère qu'il rendrait sa décision avant trois mois, peut-être avant la fin de l'année. Parfois, j'essaie de me préparer au pire... »

Florence à 34 ans aujourd'hui...

flo_cafe.jpgAujourd'hui, Florence à 34 ans...

Vous aussi, envoyez vos messages...

Michel Degroise, voici un poème lu par son auteur, Michel Degroise :

podcast

 

"Ayez une pensée aujourd’hui pour Florence et son 34ème anniversaire, pour sa famille aussi " via le blog de J-L ROMERO

Voir aussi un article de la voix du nord sur Florence

Pour Florence, on compte sur vous !

samedi, 25 octobre 2008

"La mobilisation pour Florence Cassez avance"

IMG_7309.JPGJ’ai reçu cette semaine une lettre de Florence Cassez et un appel téléphonique. Alors que Florence a bien des soucis, son coup de file est d’abord un appel de remerciements pour nous tous qui ne l’oublions pas. Elle est aussi heureuse que, sur mes conseils, sa maman écrit sur le nouveau blog que Christophe Michel a créé.
Ces jours-ci sont moins durs pour Florence car sa maman est à ses côtés. Mais le temps devient long… Trop long. Déjà 3 ans d’incarcération à Mexico, loin des siens. Mais la date de l’appel semble enfin se rapprocher.
Heureusement, grâce à la ténacité de ses parents et au punch de son nouvel avocat, maître Franck Berton, la mobilisation avance. La semaine dernière, j’ai présenté Roselyne Bachelot à maître Berton qui lui a remis un long dossier sur l’histoire de Florence. La ministre de la santé s’est proposée d’écrire à son homologue du Mexique qu’elle a déjà rencontré – je lui avais aussi parlé de Florence lors de mon passage à Mexico cet été. Par ailleurs, les députés du Nord/Pas-de-Calais, Thierry Lazaro et Frédéric Cuvillier ont écrit aux parlementaires français pour leur demander de rejoindre le comité de soutien à Florence. Espérons que cette mobilisation des élus va entraîner aussi un plus grand intérêt de nos concitoyens pour cette jeune Française innocente qui croupit dans les geôles mexicaines. En attendant, continuez à écrire à Florence : votre soutien l’aide vraiment.

Jean-Luc ROMERO